Index - FAQ - Rechercher - Membres - Groupes - S’enregistrer - Messages Privés - Connexion
VIH

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Institut des Sciences Medicales de Sétif Index du Forum -> Une Vie d'un Medecin -> Fiche pratique
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
karasu
Lieutenant-Colonel
Lieutenant-Colonel

Hors ligne

Inscrit le: 02 Oct 2008
Messages: 159
Filière: Étudiant(e) en Medecine
Masculin
Localisation: SETIF
Point(s): 178
Moyenne de points: 1,12

MessagePosté le: Sam 12 Déc - 00:18 (2009)    Sujet du message: VIH Répondre en citant

INTRO
Le VIH fait partie de la famille des rétrovirus et il est à l’origine du syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA). Cet état est caractérisé chez l’homme par un système immunitaire déficient, le rendant vulnérable à certains pathogènes (bactéries, virus, parasites) normalement peu infectieux. L’organisme n’est alors plus capable de contenir ces germes qui provoquent ensuite des maladies rares et graves, appelées infections opportunistes, entrainant le décès du patient.

En 2007, le programme commun des nations unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) a répertorié environ 33 millions de personnes vivant avec le virus à travers le monde (dont 7,5% d’enfants de moins de 15 ans), soit presque 1% de la population mondiale. Il a également dénombré 2,5 millions de nouvelles infections et 2,1 millions de décès liés au VIH. Cette pandémie ralentit la croissance économique des pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de...) et accroît la pauvreté, en particulier sur le continent (Le mot continent vient du latin continere pour « tenir ensemble », ou continens terra, les « terres...) africain qui recense les 3/4 des cas de la planète (Selon la dernière définition de l'Union astronomique internationale (UAI), « une planète est un corps céleste (a)...). Sur ce continent, plus de 60% des individus infectés sont des femmes
.

ORIGINE
Depuis sa découverte dans les années 80, le VIH est le sujet d’un intense débat (Cet article ou cette section doit être recyclé. Sa qualité devrait être largement améliorée en le réorganisant et en le...) entre les scientifiques en ce qui concerne son origine simienne et le passage du virus entre le singe et l’homme. Il est cependant communément admis que le virus est apparu d’abord sur le continent (Le mot continent vient du latin continere pour « tenir ensemble », ou continens terra, les « terres...) Africain et particulièrement en Afrique de l’Ouest. En 1999, des chercheurs américains ont publié dans Nature les conclusions de leurs travaux qui suggéraient que les chimpanzés pouvaient être simultanément infectés par deux Virus de l’Immunodéficience Simienne (VIS). Cet évènement aurait engendré une recombinaison entre ces VIS et la production d’un nouveau type de virus capable d’être transmis à l’homme et de provoquer la même immunodéficience que chez le singe. Le lien entre le VIS et le VIH a été finalement confirmé par des analyses génétiques qui ont montré la ressemblance entre le VIS capable d’infecter les chimpanzés et le VIH qui infecte l’homme.

DÉCOUVERTE

En 1981, le CDC (Center for Disease Control) annonce dans plusieurs grandes villes américaines une recrudescence de cas de pneumonies à Pneumocystis Carinii et d’une forme de cancer appelé "sarcome de Kaposi", maladies qui ont comme particularité d’être présentes chez des individus avec un système immunitaire très déprimé. Ce nouveau syndrome d’immunodépression et en particulier la réduction du taux de lymphocytes T CD4+ dans le sang est majoritairement retrouvé chez des patients homosexuels, ce qui a valu à la maladie le nom provisoire de gay syndrome. Cependant, dans les mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) qui suivent d’autres types de population sont touchées telles que les toxicomanes, des Haïtiens ou encore des hémophiles transfusés laissant penser que la nature de l’agent infectieux responsable est un virus. A partir de 1982, Willy Rozenbaum, médecin français travaillant alors à l’hôpital Bichat, se lance dans l’identification de ce virus à l’Institut Pasteur avec l’aide de l’équipe d’oncologie virale dont font partie Jean-Claude Chermann, Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier (les prix Nobel de médecine 2008)



PHYSIOPATHOLOGIE

L’évolution de l’infection à VIH se déroule en plusieurs étapes:

Phase aigüe


La première phase est la primo-infection, avec ou sans symptômes, qui est caractérisée par une réplication virale rapide ayant pour conséquence une augmentation forte du niveau de virus dans le sang de la personne exposée au VIH, jusqu’à plusieurs millions de virus par millilitre de sang. Cet évènement est accompagné par une chute significative du taux de lymphocytes T CD4+ infectés par le VIH. Cette réplication se stabilise après quelques semaines suivant l’infection alors que la majorité des individus développe un syndrome grippal dû à l’infection aigüe (fièvre, migraine, pharyngite, malaise...). C’est la période pendant laquelle le patient est le plus infectieux d’où l’importance de pouvoir reconnaitre ce syndrome et de l’associer à l’infection par le VIH.


Phase de latence


Cette étape est liée à la réduction du nombre (Un nombre est un concept caractérisant une unité, une collection d'unités ou une fraction d de virus dans le sang grâce à la forte activation de l’ensemble des défenses immunitaires de l’hôte. Cette période de latence clinique est caractérisée par un équiliBre entre la réplication virale et la réponse immunitaire qui peut contrôler le VIH jusqu’à 20 à 30 ans après l’infection. Durant cette période et malgré leur destruction par le virus, les lymphocytes T CD4+ se régénèrent jusqu’à épuisement des organes producteurs. A ce moment là, le virus semble prendre le dessus sur le système immunitaire et l’organisme atteint entre alors dans la phase d’immunodéficience.


Phase SIDA


Le stade (Un stade (du grec ancien στ?διον stadion, du verbe ?στημι i SIDA est caractérisé par l’apparition de pathologies infectieuses ou tumorales opportunistes qui sont normalement rares chez ces sujets et qui conduisent au décès. La survenue de ces maladies est directement liée au niveau des lymphocytes T CD4+ retrouvées dans le sang, et en-dessous de 200/µl de sang, ces lymphocytes T CD4+ ne sont plus capables de contrôler ces maladies.


TRAITEMENTS
Les traitements antirétroviraux sur le marché ont nettement prolongé la vie et fait chuter la mortalité des malades en retardant l’évolution de la maladie vers le stade (Un stade (du grec ancien στ?διον stadion, du verbe ?στημι istêmi,...) SIDA. Ils permettent également de diminuer l’infection à VIH si ceux-ci sont administrés précocement lors de la contamination.

La variabilité du VIH et l’établissement de réservoirs viraux dans un organisme infecté sont les principales barrières à l’éradication totale du virus par les traitements actuels. En effet, la multiplication des types de virus diminue l'efficacité des traitements qui ne sont plus capables de tous les éliminer.

Le cas du premier patient "guéri" du VIH


L’hématologiste allemand Gero Huetter annonce fin 2008 qu’il a réussi à guérir un patient de 42 ans infecté par le VIH, et souffrant de leucémie, grâce à une transplantation de moelle osseuse :

Le VIH infecte majoritairement les lymphocytes T CD4+ activés de notre système immunitaire, qu’il détruit une fois qu’il les a envahi. Pour qu’il puisse se multiplier et infecter d’autres cellules, le virus pénètre dans ses cellules cibles à l’aide de deux molécules présentes à la surface des lymphocytes T CD4+: le CD4 ainsi qu’un co-récepteur qui est le CCR5 principalement. Or, des travaux ont prouvé que les cellules qui ne possèdent pas CCR5 ou qui ont cette protéine mutée sont résistantes au VIH car elles empêchent son entrée dans cette cellule et donc l’infection. Dans le but de traiter sa leucémie, les médecins Berlinois ont administré à ce patient une transplantation de moelle osseuse qui est le principal organe producteur de globules blancs dont les lymphocytes T CD4+ font partie. Étant donné qu’elle produit les cellules cibles du VIH, les médecins ont greffé la moelle osseuse d’un individu qui possède des lymphocytes T CD4+ avec CCR5 muté. Cette mutation rendant CCR5 non fonctionnelle est présente chez environ 1% de la population qui est donc naturellement protégée contre l’infection à VIH.


Idea


_________________
"L'amour est la source de toute vie."


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 12 Déc - 00:18 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Institut des Sciences Medicales de Sétif Index du Forum -> Une Vie d'un Medecin -> Fiche pratique Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Panneau d’administration | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB
Appalachia Theme © 2002 Droshi's Island
Traduction par : phpBB-fr.com
Designed & images by Kooky