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Contribution de l'éthique à la santé publique

 
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hadjer
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MessagePosté le: Jeu 14 Aoû - 21:40 (2008)    Sujet du message: Contribution de l'éthique à la santé publique Répondre en citant

Organisme: OMS Organisation Mondiale de la Santé


Contribution de l'éthique à la santé publique


Alors qu'on réfléchit aux questions d'éthique liées aux soins de santé au moins depuis Hippocrate, Sun Si Miao [1] et Ibn Sina (Avicenne)[2], le domaine de la «bioéthique» n'est apparu qu'après la seconde guerre mondiale. Plusieurs facteurs expliquent cela: premièrement, les expériences médicales des nazis sur les prisonniers des camps de concentration ont alarmé les consciences sur la vulnérabilité des sujets humains dans la recherche médicale. Deuxièmement, les progrès rapides de la médecine, dont ceux de la santé génésique, des transplantations d'organe et de la génétique, ont suscité des questions sur les buts et les limites de la technologie médicale. Troisièmement, dans l'après-guerre, les mouvements des droits civils ont attiré une attention croissante sur le déséquilibre entre médecin et patient, nécessitant de donner au patient le pouvoir de contrôler ses propres décisions en matière de soins.

Ces dernières années, on s'est efforcé d'étendre la portée de l'analyse éthique des soins de santé afin de s'intéresser plus directement aux questions de santé publique.[3] Contrairement à l'accent mis traditionnellement par les spécialistes de la bioéthique sur la relation médecin-patient, l'éthique de la santé publique s'intéresse à la conception et à la mise en oeuvre de mesures pour contrôler et améliorer la santé des populations. De plus, elle cherche à voir au-delà des soins de santé pour envisager les conditions structurelles qui favorisent ou empêchent le développement de sociétés saines. Dans une perspective mondiale, les principales questions dans le domaine de l'éthique de la santé publique sont les suivantes:

Inégalités dans la situation sanitaire, accès aux soins de santé et aux bénéfices de la recherche médicale - Par exemple, les questions sur l'attribution des ressources dépendent en partie de jugements de valeur sur l'importance relative de petites améliorations de la qualité de vie pour une grande partie de la population, par rapport à des interventions salvatrices dont ne profitent que quelques-uns.

Action face à la menace des maladies infectieuses - Les efforts pour endiguer la propagation des maladies infectieuses suscitent des questions difficiles sur le bien-fondé de limiter la liberté individuelle afin de sauvegarder le bien-être d'autrui. On citera par exemple l'isolement et la quarantaine en cas de tuberculose ou de grippe pandémique.

Coopération internationale pour le contrôle et la surveillance de la santé- On retrouve dans la mise en oeuvre du Règlement sanitaire international [4] la volonté des pays d'une action collective pour faire face aux urgences de santé publique. La définition de la portée des obligations des pays pour une action collective et la détermination des modalités d'application de ces obligations susciteront inévitablement de difficiles dilemmes éthiques.

Exploitation des individus dans les pays à faible revenu - Les pratiques actuelles de la recherche médicale, par exemple, peuvent entraîner pour les participants des risques importants, sans qu'ils en retirent des avantages pour eux ou leur communauté. Un aspect essentiel de l'éthique consiste donc à définir et à faire appliquer les obligations des promoteurs étrangers de la recherche vis-à-vis des participants locaux. Dans le domaine des greffes d'organes, la pratique croissante du «tourisme de transplantation» expose les individus vivant dans la pauvreté à des risques sanitaires importants, tout en posant des questions plus générales sur la marchandisation du corps humain.

Promotion de la santé - Les menaces croissantes posées par les maladies non transmissibles sur la santé publique, y compris celles résultant de comportements dangereux pour la santé comme le tabagisme, une mauvaise alimentation ou la sédentarité, interpellent sur la mesure dans laquelle les autorités de santé publique doivent interférer avec les choix personnels faits par chacun pour sa santé.

Participation, transparence et responsabilisation - Dans le cadre de l'éthique, le processus de prise des décisions est aussi important que leur résultat. Dans le domaine de la recherche médicale, on a consacré une grande attention ces dernières années au renforcement des systèmes de consentement éclairé et de contrôle par la communauté. Une fois ces systèmes en place, l'étape suivante sera de mettre au point des mécanismes d'évaluation de leur efficacité.

Depuis la fondation de l'OMS il y a 60 ans, l'éthique a été au coeur de sa mission de protection et de promotion de la santé des communautés du monde entier. De nombreux programmes et départements, de même que les bureaux régionaux, ont mené des activités dans ce domaine. En 1994 par exemple, le Bureau régional des Amériques (AMRO/OPS) a fondé un programme régional sur la bioéthique[5,6]. En 2002, le Directeur général de l'OMS, le Dr Gro Harlem Brundtland a créé l'initiative Éthique et santé qui, depuis lors, a été le point central des activités dans ce domaine dans toute l'organisation. La publication de Orientations sur l'éthique et l'accès équitable au traitement et aux soins liés au VIH (conjointement avec l'ONUSIDA) [7] et de Ethical considerations in developing a public health response to pandemic influenza (Considérations éthiques dans l'élaboration d'une riposte de la santé publique à la grippe pandémique) [8]] en sont des exemples. L'OMS participe également aux efforts régionaux de renforcement des capacités dans le domaine de l'éthique, en étroite collaboration avec les États Membres. Le projet NEBRA par exemple (Networking for Ethics on Biomedical Research in Africa) a cherché à renforcer la capacité des pays africains à s'engager dans des procédures efficaces d'examen de l'éthique. [9]

L'une des six fonctions essentielles de l'OMS est de formuler des politiques éthiques fondées sur des bases factuelles. [10] Le soixantième anniversaire de l'OMS et le trentième anniversaire d'Alma-Ata sont particulièrement l'occasion de réfléchir sur les valeurs éthiques et les dilemmes qui se posent en santé publique.
News Press 14/08/2008 11:40



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MessagePosté le: Jeu 14 Aoû - 21:40 (2008)    Sujet du message: Publicité

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