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la 9ème Journée nationale du Sommeil

 
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hadjer
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MessagePosté le: Mer 18 Mar - 10:44 (2009)    Sujet du message: la 9ème Journée nationale du Sommeil Répondre en citant

Insomnie, insomnie quand tu nous tiens...

Debout, tout le monde ! Ce 18 mars se tient la 9ème Journée nationale du Sommeil, organisée par l’Institut national du Sommeil et de la Vigilance.
Favoriser le dépistage, sensibiliser et informer le public, tels sont les objectifs retenus cette année. Alors que deux Français sur trois se plaignent de troubles du sommeil, l’enjeu est de taille. D’autant plus que nous passons le tiers de notre vie… à dormir. C’est donc un moment essentiel, un déterminant de la santé au sens propre.

A cette occasion, des Centres du sommeil repartis sur tout le territoire, accueillent gratuitement le public. Comment fonctionne notre sommeil ? Quels en sont les différents cycles ? Qu’est-ce que l’insomnie et surtout… comment en venir à bout ? Destination Santé fait le point avec le Dr Agnès Brion, psychiatre et somnologue à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

Entendons-nous sur les définitions…


Un bon sommeil, c’est d’abord… un sommeil dont on est satisfait. Celui qui permet de se sentir en forme dans la journée, qui donne le sentiment d’avoir bien récupéré. « Tout cela est nécessairement subjectif » explique Agnès Brion. Même s’il existe une durée « idéale » de sommeil qui oscille en moyenne entre 7 heures 30 et 8 heures.

« Nous avons perdu près d’une heure de sommeil depuis les années 1960 » rappelle notre spécialiste. La multiplication des activités nocturnes, des rythmes professionnels et sociaux de plus en plus exigeants y sont pour beaucoup.

Néanmoins « il existe un noyau dur de 5 heures minimum que très peu de personnes transgressent. Mais encore une fois, c’est notre sentiment personnel de récupération qui permet de juger de la qualité du sommeil. En revanche, le fait de dormir plus de 11 heures est considéré comme pathologique ».

Chacun d’entre nous passe, chaque nuit, par différents types de sommeil : le sommeil lent et le sommeil paradoxal. Le premier correspond « au sommeil profond et donc à une activité cérébrale ralentie ». Le sommeil paradoxal quant à lui, est une phase plus agitée « au cours de laquelle se logent les rêves » glisse joliment Agnès Brion. « La nuit est ainsi un déroulement de cycles lents et paradoxaux ».

Le sommeil, c’est important. Et pas seulement pour ne pas se sentir fatigué… Il joue un rôle déterminant pour la croissance, le développement et la préservation de nos capacités cognitives. Il est également essentiel à l’ajustement de nos sécrétions hormonales. La mise au repos de notre système cardiovasculaire au cours du sommeil, est tout aussi indispensable. En clair, notre organisme comme toute machine, doit se mettre au repos. Et le repos, c’est le sommeil…

Qui dit sommeil dit… insomnies

Qui n’a jamais passé une « mauvaise nuit » à tourner dans son lit, sans parvenir à « trouver le sommeil » ? L’insomnie, c’est exactement cela. « A l’instar d’un bon sommeil, une insomnie est d’abord une plainte subjective. C’est comme une douleur, le ressenti de chaque personne est fondamental ».

L’insomnie est donc une plainte. « Il s’agit d’un trouble qui porte sur 24 heures, car c’est à la fois le mauvais sommeil et son retentissement durant la journée, avec généralement des épisodes de somnolence incoercibles ».

Mais derrière cette description unique, il existe différents types d’insomnies. Et les médecins distinguent notamment, l’insomnie primaire et l’insomnie secondaire. La première procède plutôt d’un syndrome qui se manifeste sans raison particulière. L’insomnie secondaire pour sa part, peut être attribuée à une maladie sous-jacente ou à la prise d’un médicament. Elle peut aussi être occasionnelle. A l’inverse, si elle perdure et devient chronique, elle peut s’installer pour des semaines, des mois voire… des années. Les conséquences d’un mauvais sommeil sont alors sérieuses et surtout multiples :

mauvaise reconstitution des stocks en énergie des cellules musculaires et nerveuses ;
troubles dans la production d’hormones de croissance ;
dérèglement de fonctions telles que la glycémie (avec une perturbation du métabolisme du sucre, favorisant surpoids et risque de diabète) ;
mauvaise élimination des toxines ;
troubles dans la stimulation des défenses immunitaires ;
impact sur le stress et l’humeur ;
ralentissement des mécanismes d’apprentissage et de mémorisation.
« Face à un tel impact, il est indispensable de considérer le sommeil comme une priorité en matière d’éducation et de prévention, au même titre que la nutrition » insiste Agnès Brion.

La femme est plus volontiers insomniaque…

Nous ne sommes pas tous égaux face au sommeil. « Les femmes sont en effet deux fois plus exposées aux insomnies que les hommes. Des facteurs hormonaux sont certainement impliqués dans cette surexposition féminine ».

L’âge aussi joue certainement un rôle. Il est de notoriété publique qu’à partir de 55 ans, nous dormons moins bien. En France par exemple, près de 20% des seniors souffrent d’insomnie. « Mais est-ce l’âge lui-même qui trouble notre sommeil, ou plutôt les pathologies qui lui sont associées ? A ce stade, nous ne pouvons pas conclure formellement », répond prudemment le Dr Brion.

…mais « nous pouvons apprendre à ne pas abîmer notre sommeil »

L’acquisition d’une bonne hygiène du sommeil – car c’est de cela qu’il s’agit… - commence très tôt. Dès l’adolescence. « Il faut apprendre à l’enfant comment préserver son capital sommeil. Une fois qu’il est installé, un dérèglement est très difficile à corriger ». Certes, mais encore faut-il que les parents sachent eux-mêmes, donner les conseils pratiques indispensables…

En fait, ce n’est pas compliqué. Il suffit de s’en tenir à quelques règles immuables :

Eviter les excitants le soir : café, thé, vitamine C, coca… ;
Ne pas pratiquer d’activité physique après 20 heures ;
Toujours le soir, favoriser au contraire, les activités relaxantes : lecture et bain tiède, ce dernier devant être pris au moins 2 heures avant le coucher ;
Eviter les repas trop copieux et toute prise d’alcool au dîner ;
Evitez de manger au lit, d’y regarder la télévision… ou d’y travailler. Quelle drôle d’idée, d’ailleurs ;
Apprendre à reconnaître les signaux du sommeil (bâillements, picotements dans les yeux …) et en tenir compte ;
Et enfin, s’attacher à trouver son propre rythme de sommeil.
A cela s’ajoute le choix d’une « bonne » température de la chambre à coucher. « Elle doit tourner autour de 19°C, pas plus », poursuit Agnès Brion. Quant à l’alcool, il est à éviter. « Vous vous endormirez vite, mais vous vous réveillerez plusieurs fois dans la nuit. L’alcool en fait, est un somnifère qui fractionne le sommeil ».
Idem pour le cannabis (mais oui !) qui dans ce domaine-là aussi constitue le faux-ami par excellence. « Le consommateur s’endort évidemment sans problème. Mais la dépendance est telle que tout arrêt entraîne des insomnies de sevrage relativement importantes. Au même titre d’ailleurs que les médicaments psychotropes ».

Oui aux médicaments, mais avec mo-dé-ra-tion

Sans entrer dans les détails techniques – ils concernent avant tout le médecin naturellement- « rien ne sert de traiter une insomnie sans en identifier les origines. J’insiste sur ce point. Face à une insomnie ponctuelle, cherchez plutôt des solutions comportementales avant de recourir au médicament. C’est essentiel ».

Comme le rappelle notre spécialiste, « nous disposons bien sûr en France de tout un arsenal de médicaments prêts à endormir nos patients. Il n’y a aucun problème (de disponibilité) à ce niveau ». Mais aujourd’hui « nous cherchons à réduire au maximum le recours à ces somnifères. Les risques de dépendance sont trop importants ». Importants… et bien réels : la Caisse nationale d’Assurance-maladie affirme que plus de 3 millions de personnes en France, sont accros aux benzodiazépines…

Dans ces conditions, l’exploitation d’une nouvelle voie thérapeutique paraît prometteuse : celle de la mélatonine, administrée sous une forme à libération prolongée tout au long de la nuit. « Elle n’expose à aucun risque d’addiction ni de somnolence » note le Dr Brion. La mélatonine ? « C’est une neuro-hormone que nous produisons naturellement et qui joue un rôle fondamental pour notre horloge biologique. Mais également pour quantité de fonctions dans notre organisme, puisqu’il existe une chronobiologie de toute notre physiologie d’une manière générale ».

La mélatonine est produite à des moments particuliers de la journée. « Nous n’en fabriquons pas lorsque nous sommes exposés à la lumière. Elle est produite en fin de journée et pendant la nuit. Elle constitue un signal pour notre horloge biologique en lui disant, ‘c’est l’heure de dormir’ ».

Le problème est qu’avec l’âge, la sécrétion de mélatonine diminue. Dès 55 ans, les somnologues commencent donc à préconiser un apport extérieur. Mais attention, le traitement n’est pas obligatoirement chronique. La prise se fait sous forme de cures de trois semaines à intervalle et fréquence variables selon les individus.

Est-ce pour autant une molécule miracle ? « Il n’y a pas de solution miracle en médecine. En revanche, cette molécule délivrée sur ordonnance agit plutôt sur la qualité du sommeil que sur sa quantité. C’est un progrès important. » Rien à voir donc avec les somnifères ? « Tout à fait, le réveil est de meilleure qualité et surtout sans aucune somnolence résiduelle. » Et donc pour les aînés, sans risque de chute. Or ces dernières on le sait, sont particulièrement fréquentes à cet âge de la vie. Et qui dit chutes dit risque de fracture, dont la très redoutable fracture du col fémoral dont une victime sur quatre décède dans l’année suivant l’accident…

Pour accéder à la version audio de ce dossier, cliquez ici
http://www.destinationsante.com/ecrire/download.php?url=IMG/mp3/148EUP26.mp…


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MessagePosté le: Mer 18 Mar - 10:44 (2009)    Sujet du message: Publicité

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babia
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MessagePosté le: Mer 18 Mar - 10:51 (2009)    Sujet du message: la 9ème Journée nationale du Sommeil Répondre en citant

bonjour HADJER
merci bien pour l'information
moi je savais pas ça
exellent article

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MessagePosté le: Sam 21 Mar - 12:16 (2009)    Sujet du message: la 9ème Journée nationale du Sommeil Répondre en citant

merci hadjer pour l'infos

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:26 (2016)    Sujet du message: la 9ème Journée nationale du Sommeil

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