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Une solution technologique pour pallier le manque de dons d'

 
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hadjer
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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 20:36 (2008)    Sujet du message: Une solution technologique pour pallier le manque de dons d' Répondre en citant

Une solution technologique pour pallier le manque de dons d'organes


Jean-Bernard Buchs. Le chirurgien a récemment reçu le prix de l’innovation des Hôpitaux universitaires de Genève. (photo: Eddy Mottaz)

MEDECINE. L'équipement développé par le chirurgien Jean-Bernard Buchs et son équipe du service de chirurgie viscérale des HUG permet de réanimer et d'évaluer l'état de vie des organes destinés à être transplantés.


Ghislaine Bloch
Mardi 30 septembre 2008



Sensibilisé par le manque de dons d'organes et par les patients qui attendent une transplantation, le chirurgien Jean-Bernard Buchs étudie un moyen d'obtenir plus de greffons. Responsable du Laboratoire de recherche et développement technique du Service de chirurgie viscérale (dirigé par le professeur Philippe Morel) des Hôpitaux universitaires de Genève (HUB), Jean-Bernard Buchs a développé avec son équipe une machine de haute technologie qui permet de maintenir en vie les organes et de les réanimer. Il vient de recevoir le prix de l'innovation 2008 des HUG.

Actuellement, selon la loi suisse, seuls les organes de donneurs vivants ou décédés de mort cérébrale peuvent être transplantés. Il n'est donc pas possible de prélever un cœur, un foie ou un rein sur des donneurs marginaux, à savoir des personnes âgées, ou sur des donneurs dits au cœur non battant. «Pourtant, le rein d'une personne de quatre-vingts ans, décédée d'un arrêt cardiaque, peut très bien remplir une fonction rénale satisfaisante pendant encore vingt ans, note Jean-Bernard Buchs. Ces organes ne sont pas prélevés en Suisse en raison prioritairement du manque de définition absolue de la mort liée à l'arrêt cardiaque. En outre, ils sont considérés comme plus risqués puisqu'ils peuvent transmettre une maladie au donneur, telle une tumeur maligne de petite taille. Enfin, ils doivent être réanimés.»

La machine développée par cette équipe permet de contrôler les organes de donneurs marginaux le plus finement possible. Grâce au travail collectif réalisé avec l'équipe du Centre d'imagerie biomédicale (CIBM), les organes sont analysés par un appareil de résonance magnétique nucléaire (IRM) afin de savoir s'ils pourront reprendre une fonction après qu'ils ont été greffés. Une fois réanimés et testés, ils peuvent être conservés quelques heures jusqu'au moment de la transplantation dans des solutions spéciales à une température de 4 degrés.

L'équipe des HUG va plus loin. La machine qui s'intègre dans l'IRM permet de rechercher d'éventuelles tumeurs microscopiques. Elle vérifie si tout circule normalement dans les organes en temps réel. «Enfin, la technique permet d'observer la vie des mitochondries. Leur rôle physiologique est primordial, puisque c'est dans les mitochondries que l'énergie fournie par les molécules organiques est récupérée puis stockée sous la forme d'ATP (adénosine triphosphate), une molécule qui constitue une source principale d'énergie pour la cellule. «Cette dernière analyse s'effectue par spectroscopie RMN du phosphore, composant «résonant» de l'ATP», précise Jean-Bernard Buchs.

«Notre technique permet de réanimer et d'évaluer l'état de vie des organes. Elle permettrait d'augmenter le nombre de greffons disponibles d'environ 30%», explique Jean-Bernard Buchs. Les études ont été conduites expérimentalement sur des porcs dont les organes sont quasiment de même taille que ceux de l'homme et qui présentent les mêmes caractéristiques physiologiques et hémodynamiques.

Le troisième prototype de la machine est terminé. «Le prix de l'Innovation de 10000 francs nous permettra de finaliser une quatrième machine qui sera testée par une autre équipe médicale, note le chirurgien. D'ici à deux ans, j'espère que cette technologie sera utilisée cliniquement. En Suisse, il faudra encore attendre que les parlementaires se prononcent sur les donneurs marginaux.»

En revanche, dans plusieurs pays d'Europe, à l'exemple de la Grande-Bretagne, de l'Espagne, la Hollande et la France, des greffes réalisées à partir de donneurs marginaux sont déjà pratiquées. La survie à cinq ans de tels organes est identique à celle provenant d'organes obtenus par voie classique. Il a aussi été démontré que le risque de mortalité avec un greffon marginal est diminué de 60% par rapport au patient restant en liste d'attente.

© Le Temps, 2008 . Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 20:36 (2008)    Sujet du message: Publicité

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